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dimanche 12 février 2023

La boîte de Pandore

Savez-vous qui vous êtes vraiment ? Êtes-vous sûr de ne pas avoir vécu d’autres vies ?
La boîte de Pandore
Bernard Werber 2018



Je crois qu’il s’agit de mon roman préféré de Bernard Werber. Jusqu’à présent, j’ai tout aimé et je conseille tout le temps aux gens de lire cet auteur fabuleux. Mais alors, ce livre. Ce livre ! Je l’adore !

J’ai été tout de suite dedans. En même temps, quand on lit le début, on voit que l’auteur ne s’embarrasse pas d’une grande introduction ou mise en place : on rentre tout de suite dans le vif du sujet. On n’a pas le temps de réfléchir, on est tout de suite dedans, on est tout de suite émerveillé, affolé. C’est juste parfait. Et puis, on découvre René, on voit les répercussions de cette plongée dans ses vies antérieures. On se dit qu’effectivement il a ouvert la boîte de Pandore et qu’il est foutu.

Mais non, les événements s’enchaînent à vitesse grand V, et on espère une nouvelle plongée. D’ailleurs, j’espérais tellement voir de nouvelles vies antérieures de René que j’ai moi-même tenté l’expérience un soir dans mon lit. Bon, je pense que j’ai surtout imaginé la scène qui s’est jouée devant mes yeux… mais c’est pour vous dire à quel point j’étais embarquée dans l’histoire. Pendant tout le roman, j’y ai cru, je me suis dit que c’était vrai. Et je pense même que je me le dis encore. J’aime bien l’idée que ce soit vrai, alors je vais rester là-dessus.

Donc, il y a eu les vies antérieures, et tout le mystère qu’il peut y avoir autour de ça. Mais ce n’est pas tout ! L’auteur a également évoqué un sujet qui me passionne : l’Atlantide ! Eh oui, car René a été un Atlante dans une vie antérieure ! Tout comme l’auteur, d’ailleurs. Bref ! C’était sympa de découvrir le monde de l’Atlantide, et tous les recoupements historiques faits par l’auteur pour nous offrir une interprétation crédible de cette légende ! Je suis incontestablement fan !

Et maintenant, je découvre qu’il y a une suite à ce texte, car René et Opale se retrouveront dans La prophétie des abeilles… Ça tombe bien, il est aussi à la bibliothèque ! À très vite !

La prophétie des abeilles »

samedi 4 février 2023

Depuis l’au-delà

Je me nomme Gabriel Wells. Je suis écrivain de romans à suspense. Ma nouvelle enquête est un peu particulière car elle concerne le meurtre de quelqu’un que je connais personnellement : moi-même.
J’ai été tué dans la nuit et je me demande bien par qui. Pour résoudre cette énigme, j’ai eu la chance de rencontrer Lucy Filipini. En tant que médium professionnelle, elle parle tous les jours aux âmes des défunts. Et c’est ensemble, elle dans le monde matériel, moi dans le monde invisible, que nous allons tenter de percer le mystère de ma mort.
Depuis l’au-delà
Bernard Werber 2017

Je ne sais pas pourquoi, quand je me suis lancée dans ce livre, je m’étais mis en tête qu’on allait parler de vies antérieures. Pourtant, le titre est on ne peut plus clair… des fantômes ! Voilà ce qui m’attendait !

J’ai trouvé le début original, sympa de voir que Gabriel ne réalise pas qu’il est mort avant que Lucy ne le lui fasse remarquer. Ce début m’a bien fait sourire malgré la gravité de la situation, et j’ai pu embarquer pour cette folle aventure. C’est amusant d’imaginer un fantôme enquêter sur son propre meurtre et découvrir ce que pensaient les vivants (et les morts !) de lui.

Les concepts des âmes errantes sont tous présents et remaniés selon les besoins de l’auteur, ce qui nous permet d’obtenir une histoire cohérente (pour du fantastique) et vraiment sympathique. En plus, je dois avouer que j’ai bien aimé le dénouement de l’intrigue : c’est quand même énorme de se dire qu’il a été tué pour ça !

Petit plus pour Lucy qui m’a fait penser à Whoopi Goldberg, en un peu moins délurée, dans cette histoire. Heureusement qu’elle était là, sinon Gabriel aurait été bien perdu dans cette intrigue quand même. Elle porte tout sur ses épaules et en plus a la possibilité de régler des problèmes de sa propre vie grâce à l’écrivain. C’était un duo qui fonctionnait plutôt bien.

Et que dire de ces nombreuses références aux auteurs décédés. C’était tellement sympa de les voir interagir avec Gabriel et continuer cette espèce de guéguerre concernant les romans classique et SFFF. Comme si on était obligés de choisir un camp… En somme, ce texte fut un bon divertissement, je suis bien contente de l’avoir découvert.

mardi 10 janvier 2023

Le sixième sommeil

Phase 1 : Assoupissement
Phase 2 : Sommeil léger
Phase 3 : Sommeil lent
Phase 4 : Sommeil très profond
Phase 5 : Sommeil paradoxal
Phase 6 : Le sixième sommeil.
Celui de tous les possibles.
Le sixième sommeil
Bernard Werber 2015

Une petite note sur ce texte de Bernard Werber. Depuis que j’ai découvert cet auteur, je me régale avec ses écrits, parsemés d’informations scientifiques et de belles pensées sur la façon de bien vivre sa vie. Je ressens à chaque fois un grand optimisme et des aspects positifs dans tout ce que j’y lis, même si parfois les événements sont compliqués. Et puis, là, il s’agit quand même de la thématique du sommeil.

On aime tous dormir, alors lire un livre sur les différentes phases de sommeil, qui permettent de se reposer, de reconstruire les pensées, mais aussi d’apprendre et de dépasser les limites de l’éveillé, cela ne pouvait que me plaire. J’ai trouvé ce texte passionnant dès le début. J’aimerais tellement m’initier au rêve lucide, à cette capacité de contraindre mon cerveau à apprendre ce que je veux qu’il apprenne pendant la nuit (pour ne pas avoir à le faire moi-même !).

Puis, passée l’enfance de Jacques, j’ai trouvé le récit un peu plus long, l’intérêt était différent. J’ai adoré l’histoire autour de l’île, mais j’avais l’impression de m’éloigner du sujet premier, alors qu’on est pourtant à 100 % dedans. Et puis, sérieusement, ces rencontres de divers Jacques à travers les temps, cela ne pouvait que me captiver. Voyager dans le temps via le sommeil, il fallait y penser !

Petit bémol sur la fin que je trouve un peu rapide, j’aurais aimé un échange entre la mère et le fils, à propos de cette découverte incroyable. Bon, évidemment, je dis ça, mais j’ai dévoré le livre du début à la fin, et même s’il n’y a pas eu cet échange final, comment ne pas adhérer à cette plongée dans l’inconscient ?

lundi 24 octobre 2022

La révolution des fourmis

D’un côté, les fourmis. Elles se demandent si nous sommes des monstres géants ou des dieux infinis. De l’autre, nous, les hommes. Au mieux, nous sommes indifférents à ces êtres minuscules. Au pire, nous nous acharnons à les écraser. Pourtant, après des millénaires d’incompréhension, les deux civilisations les plus évoluées de la planète vont peut-être se rencontrer, se comprendre, se connaître enfin.
La révolution des fourmis
Bernard Werber 1996

Troisième et dernier tome de cette trilogie incroyable. J’ai beaucoup aimé ce dernier texte, et pourtant sa taille m’avait bien fait peur au début. Presque sept cents pages. Je me demandais si j’arriverais à en venir à bout, surtout que le début m’avait semblé un peu moins intrigant que les deux premiers opus. L’intrigue de Julie ne m’intéressait pas trop au début, je la trouvais un peu pénible avec ses états d’âme et son renfermement sur elle-même… J’étais plutôt à fond dans l’histoire de 103e. Cette petite fourmi évolue tellement d’un tome à l’autre, et là je m’attendais à ce que cela devienne complètement fou. Ce fut le cas !

Sans trop vouloir divulgâcher, disons que 103e prend du galon et devient l’héroïne incontestée de cette trilogie. De simple figurante à personnage principal, elle devient ma petite chouchou de l’histoire. J’ai été effrayée pour elle (surtout à la fin !), et j’aime tellement voir son analyse du monde des Doigts au fur et à mesure du texte. Elle est résiliante et fait sa révolution pour regrouper Doigts et fourmis. La paix, l’entraide et le partage sont ses buts. Je l’adore, cette petite fourmi !

J’ai dit plus haut que le début m’avait semblé un peu long avec Julie. Elle a pourtant été le deuxième point d’ancrage de ce texte, surtout sur la seconde moitié du roman. Une fois que la partie du lycée s’est terminée, j’ai enfin pu apprécier ce personnage qui crée son bonhomme de chemin et sa propre révolution des fourmis, celle qui permettra de changer les choses chez les humains, mais en se basant sur l’Encyclopédie et ce que peut apporter l’exemple magnifique de la communauté des fourmis.

Sept cents pages, c’est finalement trop court aussi. Car, à la fin, j’avais ce petit pincement au cœur de quitter cet univers qui m’a vraiment plu du début à la fin. Je ne veux pas quitter 103e, je voudrais la retrouver dans d’autres textes de Bernard Werber. J’ai le même sentiment ici qu’avec Bastet et Pythagore. On dirait que c’est une constante dans les histoires de cet auteur : on s’attache énormément aux personnages… et c’est bon !

vendredi 30 septembre 2022

Le jour des fourmis

Elles sont un milliard de milliards. Nous les remarquons à peine, elles nous guettent pourtant depuis longtemps. Pour certaines, nous sommes des Dieux. Pour les autres, des êtres malfaisants. Avec une intelligence et une organisation prodigieuses qui n’ont rien à envier aux armées les plus redoutables, elles se préparent à une lutte sans merci. Qui seront les vrais maîtres de la terre ? De la réponse à cette question leur survie dépend… la nôtre aussi. Le jour des fourmis est-il vraiment arrivé ?
Le jour des fourmis
Bernard Werber 1992

Après avoir adoré Les fourmis, il fallait absolument que je lise la suite de cette trilogie. Sérieusement, c’est fou de s’attacher à de si petites bêtes. Mais la fin du premier tome était tellement horrible et impossible à oublier ! Comment vouliez-vous que j’y survive, hein ?

Bref, voilà. Je l’ai commencé. Et de suite, j’ai senti un changement. On était plus dedans, l’introduction était finie, les choses sérieuses commençaient. Et il y avait de quoi raconter. Des guerres, des découvertes, de la communication entre les fourmis mais aussi avec les autres espèces. Et ce grand méchant ennemi, celui qu’on appelle Doigt. Oui, les Doigts. Autrement dit : nous.

Forcément, une fourmi est tellement petite qu’elle ne peut pas nous distinguer globalement, elle ne voit que les Doigts qui les écrasent, et qui représentent la terreur de leur communauté… ou bien leurs Dieux tout puissants. Vous m’avez bien lu. C’était dément de lire cela ! Et il y a 103e. Cette petite fourmi que nous connaissions déjà du tome 1 et qui vainc sa peur. Elle est courageuse et entreprend le voyage pour rencontrer les gentils Doigts qui pourraient lui apporter la connaissance. Mais quel délire ! J’ai tellement aimé cette scène de la télévision. Je sais, vous ne comprenez rien : lisez.

Ce texte va plus au fond des choses, et il est sacrément plus dense. D’ailleurs, il est aussi bien plus long, et j’en étais vraiment heureuse, car j’ai pu profiter plus longtemps de cette histoire incroyable. Bientôt la suite !

vendredi 2 septembre 2022

Les fourmis

Pendant les quelques secondes nécessaires pour lire cette seule phrase vont naître sur Terre quarante humains mais surtout sept cents millions de fourmis. Depuis plus de cent millions d’années avant nous, elles sont là, réparties en légions, en cités, en empires sur toute la surface du globe. Elles ont créé une civilisation parallèle, bâti de véritables royaumes, inventé les armes les plus sophistiquées, conçu tout un art de la guerre et de la cité que nous sommes loin d’égaler, maîtrisé une technologie stupéfiante. Elles ont leur propre Attila, Christophe Colomb, Jules César, Machiavel ou Léonard de Vinci. Le jour des fourmis approche.
Les fourmis
Bernard Werber 1991

Après avoir adoré Le cycle des chats, il me fallait absolument découvrir d’autres cycles de Bernard Werber, et on m’a conseillé – très judicieusement, sûrement – de commencer par le début : Les fourmis. Eh bien, je dois avouer que j’ai adoré ce texte ! Pourtant, au début, c’était un peu étrange. Comment voulez-vous rentrer dans la tête des fourmis ? Elles sont tellement différentes de nous…

L’auteur est très doué, il a réussi à me captiver en peu de pages. Peu d’humains, mais un peu quand même pour nous donner du mystère quant à cette cave étrange où tout le monde descend mais d’où personne ne remonte. Et des fourmis. Partout, des fourmis qui ont des numéros, sauf pour les reines qui ont des noms, évidemment. C’est fou comme j’ai aimé suivre ces fourmis sans nom, j’ai frissonné pour elles, j’ai été amusée par leur mode de communication particulier, fascinée aussi par leurs mœurs et leurs habitudes, outrée par leur inhumanité lorsqu’elles s’entretuaient pour le bien de la colonie.

C’était incroyable et fou, et je n’ai pas vu le temps passer. Bien sûr, ce titre est connu, il ne sert à rien de répéter une énième fois qu’il faut le lire. D’autres s’en sont chargés bien avant moi. Tout le monde le sait. Mais je vais quand même le dire, car j’ai adoré ce texte. J’ai aimé les similitudes et les différences avec Le cycle des chats, j’ai été passionnée par cette histoire, et aujourd’hui je n’ai qu’une envie : lire la suite… Parce que cette fin… Cette fin !

dimanche 16 mai 2021

La planète des chats

Réfugiée à New York, la petite communauté dirigée par la chatte Bastet est recueillie par les derniers Américains repliés dans des buildings. Dehors, les rats grouillent, plus forts et organisés que jamais. Bastet doit rallier derrière elle des hommes qui ont beaucoup de mal à se mettre d’accord pour combattre ensemble.
La planète des chats
Bernard Werber 2020

Honte à moi, j’ai oublié de chroniquer ce roman une fois que je l’ai terminé. Pourquoi ? Excellente question. En tout cas, ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé, vu que j’ai adoré ! Oui, encore une fois, je suis conquise par cette saga à la fois folle, délirante, mignonne, attachante, prenante et tellement terre-à-terre. Un monde dominé par les chats, après tout, c’est un monde dans lequel on vit déjà (en tout cas, c’est ce que me font comprendre les chats de ma vie…).

D’habitude, quand on lit une saga, le plaisir s’émousse petit à petit, car il est très difficile de garder le même niveau d’intérêt entre les trois tomes. Surtout quand ils sont longs, qu’ils ont de la matière et des choses à raconter. Mais là, je me suis régalée à chaque tome. J’ai même trouvé que, si le premier était original, les deux suivants étaient encore plus fous et incroyables. La menace est de plus en plus importante, les moyens utilisés encore plus délirants. Alors, forcément, j’étais moi aussi de plus en plus dingue en lisant ce texte.

Encore une fois, des extraits de l’encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber sont entrelacés avec les chapitres pour nous faire acquérir des connaissances quant à nos amis les félins. Certes, le propos est parfois très orienté, mais je trouve ça tellement savoureux ! Et puis, l’histoire n’est pas en reste. L’auteur n’a pas ménagé nos petits héros à quatre pattes dans ce tome, et j’ai été effondrée dès le début par une perte juste… impossible. Je ne vous dirai pas qui, mais j’ai été choquée.

Puis, cela a continué. Un vrai massacre, de la tristesse, des larmes qui coulaient. Heureusement, l’auteur a plus d’un tour dans son sac et m’a dupée. Pour mon plus grand plaisir, car lui… c’était juste impossible. Inconcevable. Mais cela a permis une chose incroyable : l’évolution du schéma de pensée de Bastet. Elle s’est élevée, a gagné en maturité. Elle est devenue au fil des romans de plus en plus intelligente, posée. Elle comprend aussi sans l’avouer réellement qu’elle n’a pas toutes les réponses, et ça c’est un signe d’intelligence énorme. Elle m’a impressionnée.

J’ai adoré ce texte, du début à la fin. Je suis juste terriblement triste de ne pas avoir de suite à me mettre sous la dent, là, tout de suite. Mais bon, je suis satisfaite car ce Cycle des chats a été un moment incroyable à lire. Profond, sympa, délirant. Tout ça à la fois ! Foncez !

vendredi 30 octobre 2020

Sa Majesté des Chats

Dans un futur proche, à Paris, une centaine de chats et d’humains dirigés par une chatte nommée Bastet tentent de résister à une invasion de rats. Perché sur l’épaule de sa maîtresse Nathalie, le félin tente de trouver des alliés auprès des autres espèces animales.
Sa Majesté des Chats
Bernard Werber 2019

J’avais adoré Demain les chats, le tome 1 de cette histoire. J’y ai découvert Bernard Werber, son style très agréable à lire et instructif (j’adore son encyclopédie !), son univers à la fois particulier et complètement fou. Je n’avais jamais lu cet auteur et j’ai été convaincue en un rien de temps : il va me falloir en lire plusieurs autres, si ce n’est tous !

Alors, cette suite, je l’ai attendue et dévorée. J’adore l’histoire de Bastet, que je trouve toujours plus hautaine que jamais. Elle est tellement sûre d’être la chatte la plus importante du monde en ce moment, et en même temps on fond, car elle est tellement une chatte jusqu’au bout de ses moustaches !

L’histoire suivait son cours, mais nous a apporté tout un tas de nouveaux problèmes. J’ai frissonné plus d’une fois, j’avais peur que l’on perde des protagonistes… ce qui fut le cas… mais certains êtres étaient pour moi intouchables. Pas touche ! Bref, vous l’aurez compris, j’étais complètement immergée dans l’histoire, et je n’arrive pas à comprendre pourquoi je n’avais pas lu cette saga plus tôt.

C’est juste de la folie, et en même temps toutes ces informations historiques (bien que vues du point de vue des chats, parfois) sont une vraie mine d’or. J’ai adoré découvrir ces petites explications qui entrecoupaient le texte et nous permettaient de vraiment rentrer dans l’histoire (comme si j’avais besoin de ça !). J’adore et j’adhère. J’ai hâte de lire le tome 3, maintenant !

lundi 12 octobre 2020

Demain les chats

Pour nous, une seule histoire existait : celle de l’humanité.
Mais il y a eu LA rencontre. Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée.
Demain les chats
Bernard Werber 2016

Mais quel délire ! J’ai adoré ce texte, du début à la fin. Il est parfois complètement barré, puis il m’a fait pleurer, et il est d’autres fois tellement sérieux. Ce texte a tout. Il nous permet de réfléchir, de rire, de verser sa petite larme, et puis aussi de se divertir. Car… quelle idée !

J’adore les chats. Ils sont ma passion, et j’ai rarement vécu sans chat dans ma vie. Je suis même parfaitement consciente d’être leur esclave, car je dois leur ouvrir la porte quand ils décident de « sortrer » (néologisme félin désignant l’action de sortir et rentrer à la fois…), leur donner à manger quand ils le désirent, leur donner la quantité de caresses qu’ils souhaitent, mais pas une de plus, attention ! Bref, je suis complètement asservie. Alors, ce livre ne pouvait que me plaire.

J’ai adoré Bastet. Elle est mignonne et a une vision à la fois naïve et très réfléchie du monde qui l’entoure. Éveillée un peu plus par Pythagore, ce chat relié à l’internet (oui, vous avez bien lu), elle conçoit de mieux en mieux ce qui fait son univers et décide de créer un flux de communication interespèces. Bon, ce n’est pas gagné d’avance, et parfois elle obtient le contraire de ce qu’elle désirait… Et ça nous frustre autant qu’elle ! L’épisode des chatons m’a fait verser une larme, tout comme le sort de Félix, le fait qu’elle soit enfermée parfois me révoltait… et ne pas comprendre ce que sa servante disait m’énervait aussi au plus haut point : Bernard Werber nous a bien mis à la place des chats, et ça, c’était top !

Alors, bien sûr, ce titre est de la science-fiction : j’avoue que j’ai trouvé Pythagore et sa connexion un peu étranges, au début. Mais passé ce moment d’incompréhension, j’ai trouvé l’idée complètement folle, car il est la passerelle qui permet à Bastet d’améliorer sa communication avec le monde. La progression de sa pensée était sympa à voir, et l’histoire des chats qui nous est contée via les enseignements de Pythagore m’a subjuguée. J’adore !

Ce livre, je l’ai lu en un rien de temps. Il était superbe, magnifique, tellement drôle et captivant. Il était tout à la fois, et je n’ai qu’une envie : découvrir la suite. Ah, une deuxième envie : aller plus loin dans la découverte de cet auteur. Car après ce que j’ai lu, là, je me dis qu’il doit avoir encore tellement de choses incroyables à m’enseigner !